{"id":2609,"date":"2022-11-22T16:53:23","date_gmt":"2022-11-22T15:53:23","guid":{"rendered":"http:\/\/icaif.org\/?p=2609"},"modified":"2022-11-22T16:53:24","modified_gmt":"2022-11-22T15:53:24","slug":"des-creatures-etranges","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/icaif.org\/index.php\/2022\/11\/22\/des-creatures-etranges\/","title":{"rendered":"Des cr\u00e9atures \u00e9tranges !"},"content":{"rendered":"\n<p>Les fonds marins sont peupl\u00e9s de cr\u00e9atures toutes plus \u00e9tranges les unes que les autres, qui se r\u00e9v\u00e8lent gr\u00e2ce \u00e0 la multiplication des explorations scientifiques dans ces lieux recul\u00e9s. L\u2019exp\u00e9dition du navire de recherche RV Investigator, exploit\u00e9 par le <em>Organisation de recherche scientifique et industrielle du Commonwealth<\/em> (CSIRO) en est le parfait exemple: pendant 35 jours sur 10 000 kilom\u00e8tres \u00e0 travers les \u00eeles Cocos, les territoires les plus recul\u00e9s d\u2019Australie, des biologistes ont film\u00e9 les profondeurs hostiles pour tenter d\u2019identifier les reliefs. Ce 3 novembre 2022, le bateau est finalement rentr\u00e9 au port avec un large \u00e9chantillon de cr\u00e9atures, dont certaines \u00e9taient jusqu\u2019alors inconnues des sp\u00e9cialistes.<br>La plupart de ces esp\u00e8ces vivent dans des eaux profondes de cinq kilom\u00e8tres, un endroit peu accueillant o\u00f9 la lumi\u00e8re et la nourriture sont rares. Des conditions qui expliquent pourquoi ses habitants sont \u00e0 la fois si terrifiants et uniques, indique Dianne Bray, directrice principale des collections du mus\u00e9e de l\u2019\u00c9tat australien de Victoria qui se trouvait \u00e0 bord du navire, interrog\u00e9e par nos confr\u00e8res de la Soci\u00e9t\u00e9 australienne de radiodiffusion. \u00ab Ils sont capables de bioluminescence pour attirer leurs proies, en se cachant ou en se camouflant dans les profondeurs marines, et sont souvent dot\u00e9s d\u2019organes sensoriels surdimensionn\u00e9s, ainsi que de grandes bouches aux dents effrayantes afin de rentabiliser chaque repas. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 leur grande \u00ab chasse au tr\u00e9sor \u00bb, les scientifiques ont mis au jour ce qu\u2019ils ont appel\u00e9 un \u00ab poisson tripode \u00bb (Hommage aux araign\u00e9es), avec des ailerons inf\u00e9rieurs si longs avec leurs pointes \u00e9paisses qu\u2019ils lui permettent de se tenir sur le fond marin comme s\u2019il \u00e9tait sur des \u00e9chasses \u2013 la hauteur id\u00e9ale pour attraper des crevettes d\u00e9rivant dans le courant. D\u2019autres, le platax des grands fonds ou platax, de la famille des lottes, ressemblent \u00e0 des \u00ab boules \u00bb et se prom\u00e8nent en se poussant au sol gr\u00e2ce \u00e0 leurs nageoires en forme de bras. Au creux de leur museau, un tout petit leurre est cach\u00e9 pour attirer leur proie. Mais ce ne sont pas ceux qui ont le plus fascin\u00e9 les chercheurs.<br>La vedette des d\u00e9couvertes est en effet une anguille aveugle, soup\u00e7onn\u00e9e d\u2019\u00eatre une nouvelle esp\u00e8ce. \u00ab Ces poissons ont de tr\u00e8s petits yeux [\u2026] ils ressemblent \u00e0 de petites d\u00e9pressions dor\u00e9es dans la peau. Ils ont une peau tr\u00e8s l\u00e2che, flasque, semblable \u00e0 de la gel\u00e9e et sont incroyablement rares. \u00bb, d\u00e9crit Dianne Bray. Une autre, surnomm\u00e9e \u00ab l\u2019\u00e9trange anguille p\u00e9lican \u00bb (P\u00e9l\u00e9cano\u00efdes d\u2019Eurypharynx), quant \u00e0 lui, a une petite t\u00eate et une peau noire et velout\u00e9e, avec d\u2019\u00e9normes m\u00e2choires et un estomac extensible pour engloutir de gros repas. Dans la veine des sp\u00e9cimens effrayants, ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 rep\u00e9r\u00e9s des \u00ab poissons-l\u00e9zards \u00e0 grandes nageoires \u00bb, pr\u00e9dateurs voraces et hermaphrodites aux dents longues.<\/p>\n\n\n\n<p>On a \u00e9galement trouv\u00e9 dans les profondeurs un viperfish de Sloane (<em>Chauliodus sloani<\/em>) aux crocs visibles m\u00eame bouche ferm\u00e9e, une \u00ab\u00a0anguille b\u00e9cassine \u00e9lanc\u00e9e\u00a0\u00bb (<em>Nemichthys scolopaceus<\/em>) avec une longue queue filiforme ou des oursins \u00ab\u00a0cr\u00eapes\u00a0\u00bb avec des squelettes qui s\u2019aplatissent hors de l\u2019eau, mais avec des \u00e9pines v\u00e9n\u00e9neuses. Chacun d\u2019eux a \u00e9t\u00e9 collect\u00e9 \u00e0 l\u2019aide d\u2019un filet immerg\u00e9 dans l\u2019oc\u00e9an pendant 30 minutes, avant d\u2019\u00eatre remont\u00e9 et tri\u00e9 par des scientifiques.<em> \u00ab\u00a0Parfois, on y trouve un m\u00e9lange des nodules g\u00e9ants de mangan\u00e8se, des poissons et des invert\u00e9br\u00e9s, [\u2026] nous n\u2019avons qu\u2019un tr\u00e8s petit filet, donc il y a beaucoup plus d\u2019animaux qui y vivent que ce nous ne ramasserons.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Les sp\u00e9cialistes \u00e0 bord r\u00e9alisent \u00e9galement une cartographie 3D des massifs sous-marins \u00e0 l\u2019aide de sonar et de divers outils. <em>\u00ab\u00a0[Notre cartographie] vient de r\u00e9v\u00e9ler tout ce monde sous-marin magique de canyons et de cr\u00eates, d\u2019affaissement de s\u00e9diments et d\u2019anciens volcans\u00a0\u00bb<\/em>, explique dans un communiqu\u00e9 Tim O\u2019Hara, scientifique en chef du voyage. Aujourd\u2019hui, environ 80% des oc\u00e9ans resteraient inexplor\u00e9s et inexplor\u00e9s, en raison du co\u00fbt et du degr\u00e9 de difficult\u00e9 \u00e9lev\u00e9 de telles exp\u00e9ditions sous-marines.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Source : GN Nouvelle<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les fonds marins sont peupl\u00e9s de cr\u00e9atures toutes plus \u00e9tranges les unes que les autres, qui se r\u00e9v\u00e8lent gr\u00e2ce \u00e0 la multiplication des explorations scientifiques dans ces lieux recul\u00e9s. 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